Développement Web·Jul 13, 2026·7 min de lecture
En bref
Le 28 juin 2025, un texte européen appelé loi sur l'accessibilité (formellement Directive (UE) 2019/882) a commencé à s'appliquer dans chaque État membre, Belgique comprise. Il a fait beaucoup moins de bruit que le RGPD, mais pour quiconque vend ou prend des réservations en ligne, il compte tout autant, car il vise les sites d'entreprise ordinaires, pas seulement les grandes plateformes.
La bonne nouvelle : ce n'est pas le monstre de conformité que suggèrent les mailings alarmistes. Une fois qu'on comprend à qui il s'applique et ce qu'il demande réellement, c'est gérable, et l'essentiel n'est que du bon web design que vous voudriez de toute façon.
L'objectif de la loi est simple : produits et services doivent être utilisables par les personnes en situation de handicap, environ 87 millions de personnes dans l'UE. Pour les sites web, cela signifie qu'une personne utilisant un lecteur d'écran, naviguant au clavier plutôt qu'à la souris, ou ayant besoin d'un texte plus grand et d'un contraste plus fort, doit tout de même pouvoir parcourir votre site et finaliser une réservation.
La catégorie qui attrape la plupart des commerces locaux est celle des « services de commerce électronique » : tout site ou appli où un consommateur peut conclure un contrat en ligne. Un moteur de réservation d'hôtel, un restaurant qui prend des réservations payantes ou vend des bons, une boutique en ligne, une page de billetterie, tout cela y est soumis.
C'est la partie à lire lentement, car elle décide si la loi est votre problème tout court.
Un bistrot de deux personnes avec un site simple en est donc généralement exclu. Un hôtel doté d'un vrai système de réservation, ou une PME avec une boutique en ligne, surtout une fois passés ces seuils, y est généralement soumis. Si vous êtes près de la limite, prenez les chiffres de 2 millions d'euros et 10 personnes comme test, pas comme estimation.
Une note honnête : ceci est une information générale, pas un avis juridique sur votre entreprise précise. Les seuils sont clairs, mais si votre situation est limite, une vraie vérification en vaut la peine.
La Belgique, comme le reste de l'UE, s'appuie sur la norme harmonisée derrière la loi, qui s'aligne sur le WCAG 2.1 niveau AA — les lignes directrices d'accessibilité web largement utilisées. Pas besoin de les mémoriser. En pratique, elles se résument à une poignée de choses concrètes :
La plupart sont invisibles pour votre visiteur moyen et discrètement utiles à tous : clients plus âgés, personnes sur leur téléphone en plein soleil, quiconque est pressé.
Voici ce que l'angle « conformité » manque. Un site accessible est un meilleur site. Une structure claire, un bon contraste et des formulaires étiquetés améliorent la conversion pour tous les visiteurs, et les moteurs de recherche lisent la même structure propre sur laquelle s'appuient les technologies d'assistance. Accessibilité, ergonomie et SEO tirent dans le même sens.
Autrement dit : les entreprises qui voient cela comme « une règle de plus » font le minimum. Celles qui le voient comme « rendre le site plus facile à utiliser » réservent généralement plus de clients, exemptées ou non.
Nous construisons et maintenons des sites avec cette norme à l'esprit dans le cadre de notre service de création de sites web, pour que l'accessibilité soit conçue dès le départ plutôt qu'ajoutée après coup. Vous ne savez pas si la loi s'applique à vous ou où en est votre site ? Parlez-nous de votre site et nous vous donnerons une lecture franche, en langage clair, sans jargon.
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